29 janvier 2012
Cours, Lola, Cours
Putain déjà fin janvier, le temps passe vraiment trop vite. Tout comme le temps passe vraiment trop vite en regardant le-bon-film-pas-très-connu-du-mois. Oui la transition est mauvaise mais je m'en contrefiche. Bref !
Le-bon-film-pas-très-connu-du-mois de Janvier est :
Cours, Lola, Cours
Sorti au cinéma le 7 avril 1999
Réalisé par: Tom Tykwer
Avec: Franka Potente, Moritz Bleibtreu ...
Film allemand, Genre: Course à pied en Allemagne
Durée: 1h21
Synopsis:
Manni est un petit malfrat qui accepte de se mouiller pour un gros coup : en revendant des diamants volés, il obtient cent mille marks, qu'il doit remettre à midi à un trafiquant. Mais il perd le sac contenant l'argent dans le métro berlinois.
En dernier recours, il appelle sa copine, Lola, vingt ans, les cheveux rouges, fragile mais déterminée. Manni lui résume la situation. Il est onze heures quarante. Si dans vingt minutes, Manni ne récupère pas l'argent, c'est un homme mort. Désespérée, la jeune femme s'élance dans la capitale. Elle a vingt minutes pour trouver cent mille marks, rejoindre Manni et ainsi sauver l'homme de sa vie...
C'est quoi ce film ?
Cours, Lola, Cours est le troisième film de Tom Tykwer. C'est celui-ci qui le hisse au rang des bons cinéastes en Allemagne. Ce film a fait l'unanimité outre-Rhin. Très vite, il devient culte et arrive à sortir de ses frontières. En outre, il attire l'attention de nombreux festivals où il est présenté. Il remporte notamment le Prix du film Allemand (l'équivalent de nos Césars) en 1999. Le succès français est plus modeste et c'est par le biais des circuits indépendants qu'il se fait un nom. On peut noter un réel regain d'intérêt pour ce long-métrage grâce à la découverte de ses films suivants. En effet, Tom Tykwer a réalisé une des 18 parties de Paris, je t'aime, Le Parfum ou encore L'Enquête. Cours, Lola, Cours marque un tournant dans la carrière de Franka Potente (Lola). L'actrice a en effet connu une carrière internationale en étant par exemple aux côtés de Matt Damon dans la série des Jason Bourne. Moritz Bleibtreu (Manni) qui est une véritable star en Allemagne se retrouve dans Munich de Steven Spielberg. Il faut aussi noter que les seconds rôles du film sont tous interprétés par des acteurs allemands confirmés et assurément plus connues que les deux têtes d'affiche !

Cours, Lola, Cours est un film original dans sa forme. Sa structure est divisée en trois parties distinctes. Point d'enchevêtrement entre les différentes parties, ici elles sont toutes repérables facilement. Ces trois parties tournent autour de la même problématique qui est que Lola se met en quête d'argent pour sauver Manni. A la fin des deux premières parties, il y a un retour en arrière jusqu'au début des 20 minutes qu'a Lola pour parvenir à sa quête. Il y a retour arrière car l'issue de ces 20 minutes est mauvaise et n'est pas un succès. C'est Lola qui décide de revenir en arrière. Très vite, elle va s’apercevoir que ses choix sont cruciaux dans l'issue du scénario. Ces choix décisifs rendent chaque partie différente dans son déroulement et dans sa fin. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais sachez seulement que les deux premières parties ont une fin fatale pour chacun des deux personnes du couple. La troisième partie est à mon sens idyllique car trop parfaite. Elle fait intervenir des éléments divins tournant autour du nombre 20 en référence aux 20 minutes du temps restant qu'il reste à Manny de vivre. Le film est donc une version accélérée de notre vie. Quand je dis « notre vie » je parle de nous les humains. Chaque choix, chaque décision que nous prenons ont en effet une répercussion sur nos vies dont l'issue est inévitablement la mort. Cela s'applique aux deux premières parties. La troisième partie représente la vision parfaite que nous pourrions avoir sur notre vie. Cette vision idyllique n'est évidemment pas possible. C'est dans cette optique que je pense que la troisième partie n'est pas réelle et seulement une vision de ce qu'aurait pu être l'histoire si tout avait été parfait.
En r'tard, en r'tard, j'ai rendez vous queq'part !
Tom Tykwer imaginait pour son film une jeune fille aux cheveux rouges sauvant son amant. Cette image était le point le départ de son histoire. Cette jeune fille est évidemment Lola. C'est une sorte d'ange protecteur qui va prendre tous les risques pour sauver Manni. A défaut ou pas de le sauver elle sauve la vie d'un homme dans une ambulance en lui touchant la main. Miracle ou coïncidence ? A vrai dire ça n'a pas d'importance mais la comparaison est possible. Cette femme est également une romantique qui pense que l'amour vainc tous les obstacles aussi insurmontables soient-ils. C'est elle qui incarne la force du couple. C'est sur elle que Manni se repose lorsque la situation devient chaotique. Lui est à bout de nerfs quand elle garde la tête froide pour analyser la meilleure situation possible. Et là ou tout l’intérêt du film apparaît c'est lorsqu'elle court. Elle court à en perdre haleine, elle court encore et encore, de plus en plus vite, animée par le feu de l'amour et de son objectif. Avec Lola, le réalisateur invente une héroïne des temps modernes. Ce n'est plus l'homme qui sauve sa dulcinée mais la femme qui sauve son dulciné. Pour continuer dans l'invention et dans les temps modernes, on peut noter le générique d'introduction totalement originale. Le film débute sur une horloge en gros plan faisant référence au passé, au temps qui est compté. La caméra se retrouve ensuite au beau milieu d'une foule de gens dans un décor entièrement blanc. Vient ensuite la dernière partie du générique, la version animée de Lola apparaît à l'écran avec une musique techno rapide et très rythmée. Le ton du film est donné. Le début de chaque épisode est marqué par le téléphone lancé en l'air. Rien ne va plus, les jeux sont faits. Maintenant Lola a 20 minutes pour agir ou pour mourir. On peut également noter la présence de différents flash-forward présentant le futur des différents personnages croisés par Lola. Ils sont évidemment tous différents suivants les différentes parties et tout aussi idylliques ou fatales que ces même parties.
Cours, Lola, Cours est un petit bijou. Son histoire et sa réalisation détonnent, interpellent et sont diablement novateurs. Tom Tykwer arrive à produire une œuvre adaptée aussi bien aux amateurs des films pop-corn qu'aux cinéphiles qui y verront un véritable conte doté de nombreuses symboliques. N'attendez plus et dépêchez vous de vous jeter sur cette merveille allemande qui mérite largement le coup d’œil.
oldspider
28 janvier 2012
Millenium : the Girl with the Dragon Tattoo
Millenium : les Hommes qui n'aimaient pas les femmes
Titre original : the Girl with the Dragon Tattoo
Sorti en salle le 18 janvier 2012
Réalisé par : David Fincher
Avec : Daniel Craig, Rooney Mara, Christopher Plummer...
Film américain, Genre : les américains qui ne devraient pas produire de remake
Durée : 2h38
Synopsis :
Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Critique de Kaal :
Pour commencer, j'ai fini le bouquin hier avant de voir le film. Bien évidemment, il manque beaucoup d'éléments dans le film et de personnages qui ne sont pas traités (voire carrément zappés ! J'en ai compté 3), donc je vais essayer de ne pas trop en tenir compte. J'ai également vu la trilogie suédoise réalisée par Niels Arden Oplev, donc la comparaison va aussi s'imposer.
Je dois aussi préciser que le système des remake me dégoûte. C'est triste qu'un film ne puisse avoir du succès (que ce soit aux États-Unis mais même en France) à cause de sa nationalité. N'avez vous jamais entendu le dialogue : "Tiens j'ai été voir un film slovaque" "oh, ça devait être nul." ? Bref, je trouve que c'est surtout pour se faire du fric et c'est moche.
Et sinon, le film en lui-même ?
Cette nouvelle adaptation du roman de Stieg Larsson, réalisé par le talentueux mais intermittent David Fincher que je trouve peu original dans ces deux dernières sorties. Comme pour le très surestimé Social Network, il s'est pas vraiment mouillé sur Millenium et n'use de son immense talent que sur quelques scènes. Tout d'abord son générique de début est complètement hors propos et conviendrait plus à un James Bond ou à un clip de Daft Punk. On est censé être dans un thriller d'investigation bavard. Comme je l'ai dit plus haut, il manque des éléments dans l'histoire mais ici, Fincher et le scénaristes en ont rajouté ! Dont un qui gâche totalement le suspense, car si l'on est attentif, on pige tout de suite la fin. Et puis, certaines scènes hors roman sont inutiles et alourdissent le récit quand dans l'autre sens, des scènes ne sont pas assez explicites (comme la fin par exemple). Le récit est pourtant bien suivi comme l'enquête de Blomkvist qui est retranscrite dans son ensemble mais à de nombreux moments, les personnages pigent bien trop facilement. C'est dommage. Dans le bouquin ils en chient vraiment.
Enfin, je trouve très peu crédible l'évolution de la relation de Mikael et Lisbeth. C'est évident que quand une nana met un pansement sur un mec, ils vont baiser juste après. Je pourrais aussi parler des personnages qui changent complètement comme Cécilia qui ne sert à rien et Harald qui devient un mec sympa alors que dans le bouquin c'est un nazi qui est un pourriture finie...
Côté acteur, Daniel Craig est bon mais ne colle pas du tout au personnage de Mikael Blomkvist qui est perspicace et même blagueur. Craig ne se contente que d'entretir son rôle de James Bond en faisant tout le temps la gueule. La satisfaction vient plutôt de Rooney Mara qui propose une Lisbeth Salander différente de celle jouée par Noomi Rapace. Ma préférence reste quand même la seconde qui pour moi, est plus proche du roman. D'ailleurs le film en fait carrément le personnage principal du film (regardez le nom du film) alors que le roman s'attache beaucoup plus à Mikael Blomkvist.
Bref, le film de David Fincher n'apporte rien de plus par rapport à la version suédoise d'Oplev mais reste un thriller tout à fait correct sans être transcendant. Je le conseille à ceux qui n'ont pas vu le film de 2009 et qui n'ont pas lu le roman de Stieg Larsson (que je vous conseille très vivement !)
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24 janvier 2012
Palmarès des Golden Potatoes Awards 2011
Salut tout le monde, joyeux nouvel an chinois et bienvenue au
Palmarès des 
GOLDEN POTATOES AWARDS 2011
Vous avez été nombreux à voter cette année et nous voulons remercier tout ceux qui se sont donné la peine de le faire :
MaxLaMenace (le 1er), Emily, Guillaume, Wawa, James, Tristen, Lucie, Lukie, Lysenn, Aurel, Loulou, Thomas-Mickael, le Gitan, zerka, Elo, Timmy, Marie-Cécile, Machu-Pichu, Monsieur Nkom, la Rouille (nommé dans la dernière catégorie), Floducc, Hugo, Valentin, Mamine, losri, Malo, Maydof Dust, Colas (qui s'est permis une critique pour tous ses votes, le vilain cochon), Sophie, Virgule, Tecmatek, JJ, Fritz, Francis 1er le Hardi, Sarah du 14 (ou Sarolais 1,95€), Etienne, Bernard Pavot, Seb, Maximus, Bob et Mathilde (ou la mère Jarry).
Trêve d'hypocrisie, place au Palmarès !!
1 - Meilleur Film de l'année
Le Discours d'un Roi
(de Tom Hooper)

Wouuuuuaaaah !
Un choix très peu contesté comme Meilleur Film de l'année 2011, prouvant que les effets spéciaux et les grands noms ne font pas tout.
2 - Meilleur Réalisateur de l'année
Michel Hazanavicius
(pour The Artist)

Voilà un homme qui a le culot d'entreprendre un film muet à l'heure du règne de la 3D et qui par dessus-tout, réussit son pari là où beaucoup aurait tourné les talons.
Mention spéciale pour Darren Aronofsky (Black Swan) qui échoue à un vote près.
3 - Meilleure Actrice
Natalie Portman
(pour Black Swan)

Cette année, elle a surclassé toutes les autres actrices, mais l'on peut aussi féliciter Hailee Steinfeld (True Grit) qui a su toucher plusieurs d'entre vous.
4 - Meilleur Acteur
Michael Fassbender
(pour Shame)

Il a prouvé cette année qu'il était un des meilleurs acteurs de sa génération avec sa magistrale interprétation d'un addict du sexe dans Shame. Et dire que son premier film au cinéma était 300 de Zack Snyder en 2007...
Mention spéciale à Colin Firth (Le Discours d'un Roi) qui échoue à une voix près.
5 - Meilleur second rôle Féminin
Carey Mulligan
(pour Shame & Drive)

De même que pour Natalie Portman, Carey Mulligan a fait l'unanimité pour ses rôles dans Shame et Drive.
6 - Meilleur second rôle Masculin
Geoffrey Rush
(pour Le Discours d'un Roi)

Coucou !
C'est un nouveau plébiscite pour cet acteur dont le rôle d'un orthophoniste aux méthodes surprenantes nous a marqué cette année.
7 - Meilleure Comédie
Case Départ
(de Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et Lionel Steketee)

Hé non ! vous avez perdu !
La comédie française est rarement mise à l'honneur, pourtant cette année, vous avez aimé rire de cette farce historique jonchée de pics d'humour déconcertants.
Mention spéciale à L'Irlandais qui se place tout près derrière.
8 - Meilleur Film d'Animation
Rango
(de Gore Verbinski)

Il est rare de voir un film d'animation avec des graphismes parfaitement maîtrisés et un scénario haletant, voilà la recette de ce western déjanté emmené par un lézard tout aussi barré.
Mention spéciale aux Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
9 - Meilleur Scénario
La Piel que Habito
(de Pedro Almodóvar)

Un film qui a partagé les critiques comme vos votes prouvant que le cinéma de Pedro Almodóvar ne laisse pas indifférent.
Mention spéciale pour X:Men First Class
10 - Meilleure Musique
Cliff Martinez
(pour Drive)

Méconnu dans le monde du cinéma (sauf pour les fans de Steven Soderbergh), Cliff Martinez a su exploiter au mieux les images de Nicolas Winding Refn dont la musique est un des points forts du film.
11 - Meilleur Film Français
The Artist
(de Michel Hazanavicius)
Peut-être le film le moins attendu de ces dernières décennies, c'est une déclaration d'amour au cinéma muet d'antan qu'on pensait cloîtré dans un musée.
A l'heure actuelle, les nominations des Oscars viennent de tomber et The Artist est présent dans 10 catégories ! Un record pour un film français.
Mentions spéciales à Polisse et Intouchables qui font des scores honorables.
12 - Meilleure Actrice Française
Ex-æquo !
Karin Viard (Polisse) et Bérénice Bejo (The Artist)
Visiblement, vous n'avez pu départager ces deux formidables actrices qui ont su nous éblouir dans des registres bien différents cette année.
Bravo mesdames !
13 - Meilleur Acteur Français
Jean Dujardin
(The Artist)
Il n'en finit pas de nous étonner et a mis tout son talent dans ce rôle de l'acteur George Valentin. Le rôle d'une vie ? Possible. En tout cas, celui qui ne se considérait pas encore comme un acteur de cinéma s'est ouvert les portes d'Hollywood pour jouer dans la cour des grands. Et pourquoi pas s'imposer... Verdict le 26 février prochain !
14 - Navet de l'année
Les Schtroumpfs
(de Raja Gosnell)

Bande de bleubites.
Si le vert de Green Lantern a été un très bon souvenir pour vous, c'est bien le bleu des Schtroumpfs qui vous a ébloui cette année. Une audacieuse adaptation d'un bd communiste belge qui restera longtemps dans notre esprit car déjà sortie de nos estomacs.
15 - Le réalisateur pour qui la Nouvelle Vague est un film sur le tsunami
Dany Boon
(pour Rien à Déclarer)

C'est avec joie que nous récompensons un réalisateur qui a plus sa place aux Enfants de la Télé que sur un plateau de cinéma. Prends ça biloute !
16 - L'actrice qui croit que le Grand Bleu est un schtroumpf
Et encore un ex-æquo !
Cécile de France (Au-delà) et Vanessa Hudgens (Sortilège & Sucker Punch)

Il était donc impossible de départager ces deux époustouflantes actrices, l'une prouvant au monde entier que le "Charme français" n'existe que sur les boîtes de camembert, l'autre démontrant qu'être jolie, savoir chanter et être un peu coconne n'est pas la recette d'une bonne actrice.
17 - L'acteur qui pense que Léon Blum est le frère de Legolas
Taylor Lautner
(Twilight, chapitre IV partie 1)

'Tain, le FBI a fermé MegaUpload ! Je suis vénère !!
Il était impossible de finir ce formidable palmarès sans taper sur la fabuleuse saga pour femmes mures et accomplies Twilight.
Sans surprise, vous avez plébisciter le mec-qui-quand-il-est-trop-vénère-il-vire-son-tshirt-et-on-voit-ses-pectoraux-mais-c'est-pas-le-but, bref, un acteur inutile au nez digne d'une étude scientifique et au talent respirant le navet et la culotte taille 12 ans. Classe.

C'est donc fini pour ces Golden Potatoes Awards 2011. Nous espérons vous avoir satisfait (dans tous les sens du terme ;-P mraaaw) et si vous avez des remarques désobligeantes à faire, plaignez-vous à ceux qui ont voté.
Nous vous souhaitons une très bonne année de cinéma, de téléchargement illégal et de dvd.
Merci de votre soutien.
On vous aime. Des fois.
Roxy, Raino, oldspider et Kaal.
21 janvier 2012
Nominations des Golden Potatoes Awards 2011
Salut tout le monde ! 
Bienvenue aux
Golden Potatoes Awards 2011 !
Après une belle année de cinéma marquée par de formidables surprises et par plusieurs ratages de la part de grands du ciné, il est temps de décerner des récompenses. Mais on est pas comme les autres, ici, c'est VOUS qui choisirez vos lauréats !
Roxy, Raino, Oldspider et moi-même avons choisis de faire des nominations cette année. Nous tenons d'abord à dire que nous avons pas vu tous les films de 2011 (hé oui, ça coûte cher le ciné et Hadopi nous surveille... il parait.), bref, nous sommes probablement passé à côté de certains grands films ou de navets indigestes. Les nommés de chaque catégorie sont donc nos choix, nos préférences et sachez que sélectionner tous ces vainqueurs potentiels fut long et difficile. Nous espérons simplement avoir un éventail intéressant du meilleur du cinéma en 2011.
Voici les règles :
Il y a 17 catégories différentes, composées de nos choix. Vous avez le droit à un vote par catégorie.
Pour voter, c'est très simple : il suffit de mettre vos choix en "commentaires" exclusivement. Mettez simplement le numéro de la catégorie suivi de votre choix. Pour des raisons pratiques, nous vous demandons de mettre tous vos choix dans le même commentaire.
(Pour mettre un commentaire, vous devez préciser votre adresse mail, mais rassurez-vous, Canalblog ne vous enverra pas de message ni de spam, ni d'obligation d'inscription.)
Bien sur, vous n'ètes pas obligé de voter pour toutes les catégories. On ne vous frappera peut-être pas.
Les votes commencent dès maintenant jusqu'au dimanche 22 janvier à 23h59 dernier délai.
Au niveau compréhension des catégories, les légendes sont écrites dans l'ordre des images.
De la part de tout l'équipe, nous vous souhaitons un bon vote et n'hésitez surtout pas à nous contacter si vous avez le moindre problème (concernant ce message bien sur).
Vive le cinéma !
Roxy, Raino, Oldspider et Kaal.
1 - Meilleur Film de l'année

Drive / Black Swan / True Grit / Le Discours d'un Roi / The Tree of Life / Shame
2 - Meilleur Réalisateur de l'année

Michel Hazanavicius (The Artist) / Maïwenn (Polisse) / Darren Aronofsky (Black Swan) / Pedro Almodóvar (La Piel que Habito) / Nicolas Winding Refn (Drive)
3 - Meilleure Actrice

Natalie Portman (Balck Swan) / Kristen Wiig (Mes Meilleures Amies) / Hailee Steinfeld (True Grit) / Saoirse Ronan (Hanna)
4 - Meilleur Acteur

Ryan Gosling (Drive) / Michael Fassbender (Shame & X-Men : First Class) / Jeff Bridges (True Grit) / Colin Firth (Le Discours d'un Roi) / Brad Pitt (Le Stratège & The Tree of Life)
5 - Meilleur second rôle Féminin

Baya Belal (Le Cochon de Gaza) / Mila Kunis (Black Swan) / Melissa McCarthy (Mes Meilleures Amies) / Ellen Page (Super!) / Carey Mulligan (Drive & Shame)
6 - Meilleur second rôle Masculin

Geoffrey Rush (Le Discours d'un Roi) / Christian Bale (The Fighter) / Bryan Cranston (Drive) / Andy Serkis (La Planète des Singes : Les Origines) / Joel Edgerton (Warrior)
7 - Meilleure Comédie

Crazy Stupid Love / Case Départ / Mes Meilleures Amies / Super! / L'Irlandais
8 - Meilleur Film d'Animation

Le Chat du Rabbin / Arrietty / Tintin : Le Secret de la Licorne / Rango / Le Chat Potté
9 - Meilleur Scénario

L'Agence / Détective Dee / Minuit à Paris / X-Men : First Class / La Piel que Habito
10 - Meilleure Musique

Clint Mansell (Black Swan) / Cliff Martinez (Drive) / Alexandre Desplat (The Tree of Life) / Ludovic Bource (The Artist) / Henry Escott (Shame) [Pas d'image du bonhomme...]
11 - Meilleur Film Français

Polisse / The Artist / Intouchables / Tu Seras mon Fils / Tomboy
12 - Meilleure Actrice Française

Karin Viard (Polisse) / Bérénice Bejo (The Artist) / Marina Foïs (Polisse) / Leïla Bekhti (La Source des Femmes)
13 - Meilleur Acteur Français

François Cluzet & Omar Sy (Intouchables) / Jean Dujardin (The Artist) / Niels Arestrup (Tu Seras mon Fils) / Sami Bouajila (Omar m'a tuer) / Joey Starr (Polisse)
14 - Navet de l'année

Sucker Punch / Les Tuche / Green Lantern / Les Schtroumpfs / Les Trois Mousquetaires
15 - Le Réalisateur pour qui le Nouvelle Vague est un film sur le Tsunami
(Pire Réalisateur de l'année)

Rachid 'Bidou' Dhibou (Halal : Police d'État) / Philippe de Chauveron (L'Élève Ducobu) / Paul W.S Anderson (Les Trois Mousquetaires) / Dany Boon (Rien à Déclarer) / Zack Snyder (Sucker Punch)
16 - L'Actrice qui croit que le Grand Bleu est un schtroumpf
(Pire actrice de l'année)

Milla Jovovich (Les Trois Mousquetaires) / Cécile de France (Au-delà) / Cameron Diaz (The Green Hornet) / Vanessa Hudgens (Sucker Punch & Sortilège)
17 - L'Acteur qui pense que Léon Blum est le frère de Legolas
(Pire acteur de l'année)

Seth Rogen (The Green Hornet) / Ryan Reynolds (Green Lantern) / Nicholas D'Agosto (Destination Finale 5) / Hank Azaria (Les Schtroumpfs) / Taylor Lautner (Twilight, chapitre 4 : Partie 1 Acte 7 Séquence 36)
16 janvier 2012
J. Edgar
J. Edgar
Sorti en salle le 11 janvier 2012
Réalisé par : Clint Eastwood
Avec : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer...
Film américain, Genre : Puzzle un dimanche aprèm avec Clint Eastwood
Durée : 2h15
Synopsis :
Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

Critique de Kaal :
Ce que je craignais par dessus tout, est peut être arrivé. Et si c'était ça, le terrible évènement annoncé jadis par des mexicains en jupettes et colliers dorés ?! Oui, le pire se rapproche : Clint Eastwood est sur le déclin !
Déjà alerté après un bon mais sans plus Invictus et un naufrage nous plongeant dans un bref Au-Delà inquiétant, J. Edgar est une nouvelle preuve que Clint Eastwood est sur la fin. J'en suis le premier attristé.
Sans être mauvais, le film patine et est loin des autres formidables travaux du maître. Ici, il s'est attaqué à un personnage très controversé mais dont l'Amérique peut remercier l'abnégation et la loyauté. John Edgar Hoover est le père du FBI que l'on connaît aujourd'hui, usant d'experts et d'entourloupes bien cachées des médias. Hoover avait d'ailleurs les mains bien sales. Clint Eastwood et son scénariste Dustin Lance Black (qui a écrit celui de Harvey Milk réalisé par Gus Van Sant) ont fait le choix de découdre la très longue carrière du directeur du FBI en racontant divers faits importants comme des moments anodins, tout ceci dans un ordre totalement aléatoire. C'est bien ceci qui pose problème : c'est bordélique !
Il est vrai qu'à y réfléchir, raconter bêtement la vie de Hoover n'aurait pas été intéressant du tout. Mais l'ordre choisi n'est pas pertinent. On ressent de la frustration continuellement, les passages intéressants sont constamment entrecoupés de retour en arrière ou de bonds vers la fin de vie du bonhomme. Malgré quelques excellentes transitions entre passé et futur, on reste vite sur notre faim. C'est comme si on vous servait un bon plat au resto et dès que vous tapez joyeusement dedans, le serveur vous retire l'assiette pour la remettre 5 minutes plus tard.
Si l'histoire pèche par son découpage, le reste prouve que le maître Eastwood est toujours dans le coup. C'est très bien tourné, souvent caméra au poing pour donner plus de vie aux personnages. Certaines scènes sont musclées notamment lors des arrestations et attaques du FBI. Les décors et costumes sont très bien réalisés quoiqu'on peine parfois à voir une différence entre les années 1930 et les années 1960, car ce n'est pas assez mis en valeur pour ces dernières années. Les maquillages sont très probablement la grande satisfaction du film, ils sont extrêmement réalistes et crédibles. On y croit quand on voit Leonardo DiCaprio grimé en vieux de 70 piges (d'ailleurs ça doit faire bizarre de voir comment on pourrait être dans une trentaine d'année). DiCaprio livre une nouvelle excellente prestation, comme à son habitude depuis quelques temps. Je pense cependant que ce masque et ce maquillage l'ont parfois gêné sur certaines scènes où il ne semble pas à l'aise. J'ai surtout été impressionné par la prestation d'Armie Hammer dans le rôle de Clyde Tolson, bras droit et peut-être amant (ou main droite) de Hoover. Il est tout simplement parfait dans le rôle et montre qu'il est un acteur en devenir (à suivre). Naomi Watts n'est pas en reste, propre et soignée, elle livre un prestation honnête d'un personnage peu mis en valeur mais d'importance par sa loyauté sans faille.
J. Edgar reste un film très intéressant avec notamment de nombreux points sur la société et le développement du FBI mais on ne nous montre pas assez combien Hoover était craint, au lieu de cela, les rares entretiens avec les hommes politiques éminents de l'époque et les malfaiteurs sont déstabilisants, ils ne sont pas plus impressionnés et même désintéressés. Certains lui manquent carrément de respect et ne semblent pas si inquiétés que ça dans le film. Il faudra surtout retenir de très bons acteurs et une reconstitution fidèle et crédible.
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15 janvier 2012
Le Pacte
Le Pacte
Titre original : Seeking justice
Sorti en salle le 4 janvier
Réalisé par : Roger Donaldson
Avec : Nicolas Cage, Guy Pearce, January Jones
Film Américain, Genre : Si tu veux résilier et ben tu peux pas!
Durée : 1h45
Synopsis:
Il y a des pactes qu’on ne peut renier. Après que sa femme se soit fait violemment agresser, Will Gerard est contacté par une mystérieuse organisation. Face à une police inefficace et incompétente, un groupe de citoyens s’est réuni pour faire respecter la justice. Ils proposent à Will de venger sa femme en éliminant le coupable en échange d’un petit service qu’il devra leur rendre plus tard.
Lorsqu’il comprend que pour effacer sa dette il devra lui aussi tuer un homme, il va réaliser qu’il est pris au piège et que les membres de cette organisation sont implantés à tous les niveaux de la société.
Critique de Raino :
Avec Nicolas Cage à l'affiche, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre. Il alterne le bon et le mauvais. C'est donc sans a priori que je suis allé voir Le Pacte, avec une bande-annonce plutôt sympa.
Laura, la femme de Will, est victime d'un viol en rentrant d'une répétition de son orchestre. Son mari se précipite à l'hôpital pour être présent avec sa femme et pendant qu'il est en train d'attendre, on lui propose un contrat pour le moins inhabituel. On tue le violeur pour que justice soit faite, en échange de quelques petits coups de mains. Sous le choc du viol de sa femme, Will accepte. Et ce n'est que 6 mois plus tard, quand la vie a peu à peu repris son cours avec sa femme, que les premières requêtes vont tomber. Mais voila, on lui avait promis qu'il n'aurait à tuer personne, mais ce n'est pas le cas. Voila Will pris au piège et c'est le début d'une course contre ceux qui l'ont "aidé" auparavant.
Au final, malgré un scénario plutôt classique, ce film se regarde bien. Sans être transcendant, c'est sensé, rythmé et haletant. Pas de fausses notes au niveau de la réalisation, bien faite pour ce genre de thriller. Pour ce qui est du casting c'est la même chose. Nicolas Cage (Will Gerard) colle bien à son personnage sans être exaltant. Il en est de même pour sa femme Laura (la très belle January Jones). Les méchants vilains (Guy Pearce et Harold Perrineau) sont bien interprétés, avec un vrai charisme (Prends ça méchant vilain de Mission Impossible 4!).
Au final, c'est un film bien sans plus. Il n'y a rien d'exceptionnel, ce n'est évidemment pas le film de l'année mais ça se regarde tranquillement. Si Nicolas Cage pouvait signer un pacte qui stipulerait j'arrête les navets, ça serait encore mieux!
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13 janvier 2012
Take Shelter
Sorti en salle le 4 janvier 2012
Réalisé par Jeff Nichols
Avec: Michael Shannon, Jessica Chastain ...
Film américain, Genre: Les oiseaux volent bas ...
Durée: 2h00
Synopsis:
Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite...
Lien Bande-Annonce (magnifique)
"Vais pas tarder à rentrer moi ..."
Critique d'oldspider
Take Shelter est le genre de film de que l'on oublie pas facilement. On y retient une immense réalisation, de la schizophrénie, des cauchemars angoissants et des personnages touchants. C'est la preuve parfaite que le cinéma indépendant est capable de faire des histoires complexes avec une esthétique parfaite. La terreur et la folie remplissant peu à peu le personnage sont matérialisés avec des orages. Ces scènes d'orage et de cauchemar sont effroyablement jolies. On a presque l'impression d'assister à un tableau tellement la technique est parfaite. La dégradation mentale de Curtis est progressive et l'éloigne petit à petit de son travail, de ses amis et de sa famille. Cette folie est remarquablement interprétée par Michael Shannon totalement crédible et sincère dans sa prestation. Mais ce qui est d'autant plus fort et émouvant c'est que le spectateur a une certaine empathie pour lui. Cette empathie est symbolisée et amenée par sa famille qui paraît très soudée et par sa femme qui veut à tout prix sauver son mari. De plus, on sent que Curtis est plus ou moins conscient qu'il a un problème psychique et mental. Il décide lui même de se faire aider par exemple. Cette prise de conscience est plutôt fraîche pour ce genre de personnage. Sa femme jouée par Jessica Chastain est également largement à son avantage. Comme je l'ai dis précédemment, elle aime son mari sa famille. Son souhait et de l'aider et cela se ressent d'une manière déroutante. Et, tout comme elle, on a envie que Curtis aille mieux.
La réalisation est sans faille aucune, elle dessert parfaitement le film en appuyant la dégradation mentale de Curtis et le suspense qui en découle. Je ne spoilerais pas mais sachez tout de même que les scènes de fin sont absolument magistrales. Encore plus que les rêves de Curtis qui sont eux beaux (comme je l'ai dit) mais également dérangeants voire carrément flippants. On a du Shining dans ce Take Shelter. La comparaison est audacieuse mais elle est bien réelle.
Et bien ! L'année 2012 commence du feu de Dieu, du moins cinématographiquement parlant. Si vous ne l'avez pas encore compris Take Shelter est une réussite totale sur tous les plans. Haletant, effrayant et touchant, il nous fait ressentir ces sentiments successivement et parfois même simultanément.
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"... j'ai presque oublié la gosse tiens."
11 janvier 2012
La délicatesse
La délicatesse
Sorti en salle le 21 décembre 2011
Réalisé par : David Foenkinos et Stéphane Foenkinos
Avec : Audrey Tautou, Francois Damiens
Film : Francais, Genre : Suicidaires, s'abstenir
Durée : 1h48
Synopsis :
Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

Critique de Raino :
Ca faisait longtemps que je n'étais pas allé voir une comédie romantique. C'est parti! Je m'en vais de ce pas regarder La Délicatesse, accompagné de 4 jeunes filles, hystériques à l'idée de voir le physique parfait de Francois Damiens. MAIS QUELLE ERREUR INCROYABLE!
J'aurais encore préféré me taper le petit orteil dans le coin de ma douche deux fois de suite, ou encore me coincer les testicules dans un piège à loup sans que personne ne vienne me libérer avant Noel prochain! Ce film est le cliché parfait de l'histoire d'amour à l'eau de rose, avec toutes les répliques qui vont avec (genre : je marche dans le jardin de sa souffrance...). C'est médiocre à tous les niveaux. Ce film ne mérite, objectivement, peut-être pas le 0 pointé que je m'apprête à lui mettre, mais j'avais envie de quitter la salle à grandes enjambées! N'y allez surtout pas!
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08 janvier 2012
Annonce des Golden Potatoes Awards 2011
Salut tout le monde !
Comme chaque année depuis au moins 1 an, nous faisons concurrence aux Oscars en décernant de formidables et magnifiques prix pour les films, les réalisateurs, les acteurs, bref, tout ce qui a marqué le cinéma en 2011.
Seulement, chez nous, c'est VOUS qui choisissez les lauréats de cette année !

Bienvenue aux Golden Potatoes Awards 2011 !
Pour changer, cette année nous avons décidé arbitrairement de faire des nominations pour les 17 catégories ! Et vlan ! Cependant, aujourd'hui, on ne vous présentera que ces différentes catégories. C'est le lundi 9 janvier 2012 que nous dévoilerons l'ensemble des nominations et vous pourrez commencer à voter.
Voici donc les 17 catégories :
1 - Meilleur Film de l'année
2 - Meilleur Réalisateur de l'année
3 - Meilleure Actrice
4 - Meilleur Acteur
5 - Meilleur second rôle Féminin
6 - Meilleur second rôle Masculin
7 - Meilleure Comédie
8 - Meilleur Film d'Animation
9 - Meilleur Scénario
10 - Meilleure Musique
11 - Meilleur Film Français
12 - Meilleure Actrice Française
13 - Meilleur Acteur Français
Et pour finir, 4 catégories qui nous tiennent à coeur :
14 - Navet de l'année
15 - Le réalisateur pour qui la Nouvelle Vague est un film sur le tsunami (comprenez "Plus mauvais réalisateur de l'année)
16 - L'actrice qui croit que le Grand Bleu est un schtroumpf (aka "Plus mauvaise actrice")
17 - L'acteur qui pense que Léon Blum est le frère de Legolas (alias "Plus mauvais acteur")
Voilà, vous avez de quoi gamberger un peu pendant une semaine. N'hésitez surtout à faire des pronostics sur cette page ! Bandes de moules !
Bien à vous,
Roxy, Raino, Oldspider et Kaal.
P.S : Bonne année, bonne santé, etc...
06 janvier 2012
L'Irlandais
L'Irlandais
Titre Original : The Guard
Sorti en salle le 21 décembre 2011
Réalisé par : John Michael McDonagh
Avec : Brendan Gleeson, Don Cheadle, Mark Strong...
Film irlandais, Genre : Poulet farci sauce Guinness
Durée : 1h36
Synopsis :
Boyle est un flic irlandais, flegmatique et solitaire, amateur de Guinness, de poésie et de prostituées à ses heures perdues. En poste dans un petit village de la côte irlandaise où il ne se passe jamais rien, il passe ses journées à faire respecter la loi... au pub local. Malheureusement pour lui, des trafiquants de drogue ont jeté leur dévolu sur cette région endormie comme base de leurs opérations... Le petit village irlandais va bientôt se retrouver au cœur d’une importante opération anti-drogue menée par le FBI ! Les mauvaises nouvelles n’arrivant jamais seules, Boyle doit se coltiner l’agent Everett, un super agent du FBI déterminé et maniaque dépêché sur place... Certes, les procédures de l'élite du FBI diffèrent de celles du flic bedonnant, peu zélé et "politiquement incorrect"... Mais après tout, la méthode "locale" pourrait bien fournir des résultats inattendus !

Critique de Kaal :
Tout d'abord, j'ai envie de dire : "Enfin !"
Franchement, ça fait plaisir de pouvoir ce film qu'on a raté lors de sa projection lors du Festival du film britannique de Dinard (si vous avez l'occas', allez-y !). En effet, on s'était dit qu'il y aurait du monde donc on est arrivé 1h30 en avance et Bim ! Une queue immense devant la salle, à tel point que ça dépassait sur une autre rue. On poireaute, on poireaute avec un formidable espoir. Et vlan. 10 mètres devant l'entrée, le verdict tombe : complet ! Alors bon, de nature optimiste et surtout pas fataliste, on va dans la salle d'à côté pour un film nommé Rupture dont on ne savait rien.
C'était un film sur l'AVC... Outch. Sérieux, on a souffert.
Bref, 4 mois plus tard, L'Irlandais a la chance de sortir dans les salles françaises (oui, par exemple l'autre grand vainqueur de Dinard, Tyrannosaur, n'est pas sorti en salle). Entre temps, il a remporté le Prix du Public de Dinard. L'excitation paradoxale est à son paroxysme (prends ça oldspider !). Et même à Rennes, ça a été tout juste pour avoir des places. On a donc flippé nos races. Mais on l'a vu !
L'Irlandais est une comédie avec un humour typiquement britannique, c'est parfois très con et parfois très malin. Mais ce qu'il a en plus, c'est une profondeur des personnages. En effet, on peut déceler trois temps dans ce film. Un début tonitruant avec la présentation du flic Boyle et ses habitudes peu communes des policiers mais traditionnelles du bon gros irlandais de cambrousse, puis sa confrontation avec le super agent ricain du FBI, droit dans ses godasses, incorruptible et surtout black ! Choc des cultures et tranches de rires.
La fin est également magistrale et je vous en dirais pas plus.
Ce que j'ai surtout apprécié, c'est le "ventre-mou" du film qui instaure un faux rythme qui est, selon moi, nécessaire pour donner de la consistance et un côté dramatique très intéressant aux personnages et en particulier au duo Boyle-Everett qui se repousse continuellement en se voilant la face. Ces deux personnages sont superbement joués par les trop absents au cinéma Brendan Gleeson et Don Cheadle. Messieurs les producteurs, arrêtez avec les Vin Diesel-Robert Pattinson-Colin Farrell (bref, les acteurs en carton), prenez ces deux formidables acteurs. Le reste du casting est vraiment pas mal aussi, principalement grâce à un grand travail des personnages secondaires, soit maladroits, nerveux ou très cons. Ou carrément énigmatique comme ce gamin psychopathe avec un vélo de fille et un chien.
L'Irlandais est la comédie du moment, intelligente, soignée avec de belles images du Connemara et une histoire bien fichue. Courez-y, il ne restera pas longtemps au cinéma.
Et puis, le coup du vieux qui parle que le gaélique, je l'ai vécu^^.
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Critique d'oldspider :
Hallelujah ! Après une heure d'attente à Dinard pour finalement se retrouver avec un film sur le cerveau (je me suis endormi devant d'ailleurs) et vingt minutes d'attente au cinéma du coin (on a failli ne pas rentrer) ; j'ai enfin pu voir L'Irlandais ! Bon après une attente pareille il y a toujours un risque de moins apprécier le film. Que nous réserve donc ce prix du jury du Festival de film britannique de Dinard ?
L'Irlandais est une parodie des films policiers habituels américains. Il joue et déjoue les clichés de ce genre de film. Le réalisateur s'amuse et nous amuse beaucoup à se moquer des flics ripoux, des gangsters ou des crimes. Parlons en des personnages d'ailleurs. Breendan Gleeson est … étonnant. C'est une performance de haute volée qu'il nous offre là. Son côté pince-sans-rire et flegmatique typiquement britannique est rafraîchissant et ne manque pas de nous faire rire. J'espère vraiment que l'on retrouvera cet acteur prochainement au cinéma. Don Cheadle tient là également un excellent rôle. Peut être son meilleur rôle avec la série des Ocean's. Le film repose essentiellement sur ce duo détonnant. Mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Je pense notamment aux gangsters. On a l'impression qu'ils ont été crées par Guy Ritchie (Arnaques, Crimes et Botanique et Snatch). Tout le film est d'ailleurs dans la même veine que ces films cités. Le scénario n'est pas un gros point fort mais il a le mérite de n'être pas trop compliqué à comprendre et il met parfaitement bien en valeur les différents personnages. Et puis honnêtement, on ne demande pas un scénario ficelé de twists et de développements compliqués de toute part à ce genre de film. Le rythme n'est pas soutenu mais c'est ce qui fait la force du long-métrage. Ce rythme est en effet nécessaire pour que tous les personnages puissent donner le meilleur d'eux même.
L'Irlandais est donc une très bonne comédie policière. Il dépeint des personnages du cinéma britannique connus mais qu'on adore retrouver à l'écran. Loin des strass et des paillettes d'Hollywood, on a droit à une comédie intelligente et bien foutue. Dommage qu'il y ai eu si peu de copies … Vous vous rattraperez en DVD !
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